Création en cours

50/50 - Janis Joplin / Jimi Hendrix

SEQUENZA 9.3 / TRIO POLYCORDES / CRÉATION 2023

Voix et instrument(s)

Extrait vidéo
Photos
Tournées à venir

  • Auditorium de Gennevilliers
    CREATION - En première partie, projet avec les élèves du CRD

  • L'Arc - Scène Nationale du Creusot

  • Chapelle Corneille (Rouen)
    Programmation de l'Etincelle

  • Collégiale Saint-Martin d'Angers (49)
    Les Résonnances de Saint-Martin

  • Auditorium d'Eybens
    dans le cadre du Festival Détours de Babel (38)

  • Théatre de La Barcarolle à Saint-Omer
    Avec une première partie avec le CRD de Saint-Omer
Tournées passées

  • La Cave - Argenteuil (95)
    Prémices du projet (création printemps 2023) - création de deux petites formes pour effectif réduit (2 voix et mandoline de Fabien Cali / 3 voix et guitare de Carol Robinson) dans une soirée musicale métissée incluant des projets des élèves du CRD d'Argenteuil (département musiques actuelles, classe de mandoline, classe de chant...)
Contact diffusion

50/50 - JANIS JOPLIN / JIMI HENDRIX

Sequenza 9.3 / Trio Polycordes / Création 2023

Des compositeurs aujourd'hui, des transcriptions et orchestrations pour 8 voix et trio de cordes pincées pour célébrer un des plus grands moments de l'histoire de la musique populaire, le Festival Woodstock.

Sequenza 9.3 et le trio Polycordes se plonge dans un travail aux sources mené avec l’un de ceux qui le vécut de l’intérieur (Mister Frog / groupe UTOPIA), afin de mieux comprendre cette époque musicale, ces années d’expérimentations musicales, l’esprit « pionnier » des différents élans créatifs, l’effervescence d’une des périodes les plus prolifiques du rock.

8 voix a cappella et trio de cordes pincées pour évoquer Woodstock, mêlant créations et expérimentations contemporaines et transcriptions, des grands titres qui continuent de fasciner aujourd’hui encore.

Un projet 50-50 avec :
- une parité totale des interprètes sur le plateau et des compositeurs-trices (Carol Robinson / Justina Repeckaité / Claude Barthélemy / Fabien Cali)
- une part égale de créations et de relectures de grands titres de l’époque
- la réunion de deux formations musicales engagées pour la musique d'aujourd'hui (instrumentale et vocale)


-- PROGRAMME (ordre à définir)

  • CRÉATIONS
    FABIEN CALI (1989 -) - “We Paint Red through the Sky" (titre provisoire)
    CAROL ROBINSON (1956 -) - “Can You See”
    CLAUDE BARTHELEMY (1956 -) - en trois parties - « Le Rêve des Cigales » / « Totem Blues » / « Les Temps Thermiques »
    JUSTINA REPECKAÏTE (1989 -) - "Cri” (titre provisoire)
    Avec bande électroacoustique construite à partir de sons d'archives de l'époque
  • ARRANGEMENTS (par Fabien Cali, Carol Robinson et Claude Barthélémy)
    Joe Cocker : With A Little Help From My Friends – Tutt
    Jimi Hendrix : Hey Joe – Tutti
    Country Joe : Feel like I'm Fixin' to Die – 4 hommes a capella (ou option avec mandoline)
    Gracie Slick & Jefferson Airplane : White rabbit – 4 femmes, guitare & harpe
    Jimi Hendrix : Up From the Skies – Tutti
    Janis Joplin : Mercedes Benz – Voix a cappella
    Creedence Clearwater Revival : Proud Mary – Tutti

 

Création printemps 2023 / Aide ONDA possible

ENSEMBLE VOCAL SEQUENZA 9.3
8 voix mixtes a cappella
direction Catherine Simonpietri

TRIO POLYCORDES
Florentino Calvo, mandoline
Jean-Marc Zvellenreuther, guitare
Sandrine Chatron, harpe

Avec le conseil artistique de Mister Frog - ancien Woodstocker français ayant vécu 10 ans à Woodstock et clavieriste à l'époque du groupe UTOPIA.

 

 

Note d'intention de Claude Barthélemy (2022)

À PROPOS DU RÊVE DES CIGALES

(suivi de « Totem Bleu » et des « Temps thermiques »)

À priori il ne semble pas évident d’évoquer Woodstock, Janis Joplin et Jimi Hendrix avec une formation de huit chanteuses et chanteurs lyriques et d’un trio acoustique composé d’une mandoline, d’une guitare et d’une harpe

En effet, la période était marquée par l’électricité, le bruit derrière la fureur de la guerre au Vietnam; l’évocation de l’hymne américain par Jimi Hendrix renvoyant à la musique concrète, un travail brut sur le son, plus qu’au blues.

Mais, cinquante années plus tard, les zadistes, les participants aux raves sauvages et le modus vivendi de certaines troupes de théâtre de rue présentent bien des similitudes avec le public de Woodstock, par l’esprit de tribu, l’appétit pour un retour au primitivisme, teinté étrangement d’un mysticisme vaguement orientaliste, la pluie, l’orage, la boue, le niveau sonore paroxystique …

M’est venue l’idée d’un groupe d’amis errant en forêt à l’issue d’une longue rave party, passablement défaits, qui rencontrent les instruments du trio, dont ils décident en premier lieu d’en faire un feu.

Puis, se ravisant, ils se prennent à « jouer à Woodstock » en version feu de bois, en s’en riant gentiment….

On se rappellera que l’Homme a marché sur la Lune un mois avant le Festival de Woodstock, et que « 2001, Odyssée de l ‘espace », de Stanley Kubrick, est sorti l’année suivante, avec le fabuleux « Lux Aeterna » de Györgi Ligeti dedans.

Et que l’héroïne, ramenée par les vétérans du Vietnam, a fait des ravages en cette période, tuant nombre de jeunes et, parmi ceux-ci Janis et Jimi, Jim Morrisson, premiers membres du fameux Club des vingt-sept, tous partis à cet âge.

En somme les cigales se trouvèrent fort dépourvues lorsque l’héroïne fut venue.

« Le rêve des cigales » évoque tout cela.

Note d'intention de Carol Robinson (octobre 2020)
Quelque part entre un timbre et un cri, un riff et une plainte, Janis et Jimi sont entrés en nous pour toujours, inébranlables. C’était une époque, les années 70, où tout semblait possible, et puis arrive la vérité acérée de Jimi et Janis, eux qui osaient tester des limites, qu’on laissait tout tenter à notre place, fascinés. J’étais jeune, trop jeune, dans ce monde bien propre de l’American Dream pour avoir la moindre idée d’où pouvait sortir une émotion pareille, mais Janis et Jimi, avec leurs sons inconnus, incongrus, incompris et intrigants, me laissaient entrevoir un monde plus trouble, plus dangereux…
Et maintenant, cinq décennies plus tard, est-ce que les épreuves de 2020 vont nous permettre de retrouver cette urgence sans artifice, sans façade, ce fond essentiel ? Je crois que oui. C’est inévitable. Le projet 50/50 avec les voix audacieuses et les cordes pincées incisives serait pour moi, non seulement un hommage à deux immenses créateurs, mais aussi une transposition de leur expression dans notre présent.

Note d'intention de Fabien Cali (2019)
"Jusqu’à l’adolescence, j’ai été ce que Nadia Boulanger appelait un "dormeur". Une passion pour la guitare électrique, le blues, le rock ou encore le metal m’a sorti de manière très inattendue de cette torpeur et m’a finalement mené jusque ma vie artistique d’aujourd’hui. Après le fourmillement intellectuel des études, le recul et l’expérience me ramènent vers ces musiques et ces artistes qui m’ont portés depuis le début pour intégrer leurs influences dans mon travail de compositeur. Et parmi ces artistes il y a bien sûr Janis Joplin et Jimi Hendrix.
Au-delà de la richesse du répertoire qu’ils ont su créer, ce qui me touche de manière sensible c’est avant tout leur rapport au son, au phrasé, le spontané, le jeu, l’imprévu mais surtout l’énergie brute, sans détour. Tout cela est au cœur de ma démarche et j’espère pouvoir aller encore plus loin au contact des artistes présents dans ce projet.
Autour de textes méticuleusement choisis, la palette de sonorités offerte par Sequenza 9.3 et le Trio Polycordes est telle que les possibilités semblent difficilement épuisables. Les aspérités et le piquant des cordes pincées sont à mon sens parfaitement complémentaires à la souplesse et la densité de l’ensemble vocal. Plus qu’un hommage il s’agira pour moi de créer un moment de musique personnel, puissant et dans lequel les ombres de nos deux icônes navigueront librement."